mardi 27 septembre 2011

Une rentrée de tous les dangers.


Avec les données statistiques de Fin 2010 (4ième Trim.) et surtout du début 2011 (1er Trim.) l’idée de sortie de crise faisait son chemin relayée par nos Ministres de l’époque C. LAGARDE, à l’Economie et F. BAROIN, au Budget.

La croissance du PIB (+2%) semblait acquise et laissait présager une inversion de tendance de la courbe du chômage (9,1% de la population active). En même temps elle crédibilisait les projections économiques pour 2012 (croissance du PIB à 2,25%) qui permettraient d’atteindre nos objectifs de réduction progressive de notre Déficit public (7,5% du PIB en 2010, 5,7% en 2011, 4,6% en 2012).

Les marchés financiers relativement bien orientés semblaient adhérer à ce scénario et ainsi nous prémunir de toute mauvaise surprise avec la fameuse notation AAA qui nous permet d’emprunter à des taux d’intérêt relativement bas (3% environ.).

Certes les marchés financiers exprimaient de très vives inquiétudes sur la situation de la GRECE et des sérieuses réserves sur d’autres Pays européens. (PORTUGAL - IRELANDE ESPAGNE - ITALIE….) mais l’EUROPE semblait en mesure de faire face à ces difficultés – notamment dans ce contexte de reprise économique.

Et depuis le début de l’été les mauvaises nouvelles se sont accumulées au point d’obscurcir sérieusement l’horizon.

- Croissance nulle au 2ième Trim.
- Augmentation du chômage
- Dégradation de la balance commerciale.

Le sommet franco-allemand chargé de rassurer les marchés financiers débouche sur un
accord à minima qui reflète de fortes divergences entre les deux Pays piliers de l’EUROPE.

Début Août 2011 coup de tonnerre aux ETATS-UNIS.
Une agence de notation (Standart & Poors) dégrade la note des USA AAA-.

Les marchés s’affolent et se font plus pressants sur les Pays fragiles sommés de lancer des politiques de rigueur.

La France n’est pas épargnée par cette extrême fébrilité des marchés et entend bien conserver sa note AAA.
Nos Ministres de l’Economie et du Budget (F. BAROIN et V. PECRESSE) sont priés par le Président d’interrompre leurs vacances pour recadrer le Budget en fonction des nouvelles perspectives économiques.

N. SARKOZY rencontre à nouveau A. MERKEL pour arrêter la position de l’EUROPE vis-à-vis de la GRECE.
Derrière un accord de façade, le sommet étale encore plus les divergences entre les deux Pays et valide en grande partie les orientations de l’Allemagne.