Le jour même de sa rencontre avec A. MERKEL, N. SARKOZY devait apprendre par l’Agence de notation « Standard & Poors » que celle-ci plaçait l’ensemble de la « zone euro » (y compris l’Allemagne) sous surveillance négative.
Autant dire que le Déjeuner de travail avait un goût amer !
Il s’est conclu par la proposition d’une règle d’or « renforcée » soumise au prochain sommet européen.
Rappelons-nous que la fameuse « règle d’or » inscrite dans le Traité de Maastricht fixe des critères précis pour la bonne gouvernance économique et financière.
- Déficit public : 3% (maxi) du PIB
- Dette publique : 60% (maxi) du PIB
Nous pouvons nous demander pourquoi cette « règle d’or » n’a pas été respectée (par aucun Pays) ?
- A cause de la crise ?
- Oui sans doute … mais le raisonnement est un peu court.
Dans sa campagne électorale de 2007 N. SARKOZY avait promis d’aller chercher le point de croissance qui manquait avec ses « dents ».
Il est vrai qu’à l’époque – adepte du modèle américain – N. SARKOZY était acquis aux bienfaits du crédit facile gage de la prospérité maximale.
Sitôt élu Président de la République, il s’est empressé de se rendre à BRUXELLES pour négocier un assouplissement des règles du Traité afin de mettre en œuvre La Loi T.E.P.A. véritable acte fondateur de la « Sarkozye ».
En 2007 la crise n’existait pas encore …
Et pourtant F. FILLON à peine nommé Premier Ministre annonçait « être à la tête d’un Etat en faillite ».
L’Elysée attribuait dans la foulée à son Premier Ministre un rôle de « Collaborateur ».
La crise mondiale qui s’abattait - consécutive aux subprimes (et donc au crédit facile) des ETATS-UNIS - devait donner raison au Premier Ministre et ruiner les perspectives économiques sur lesquelles N. SARKOZY avait bâti sa politique.
En dépit de cette crise, de ses conséquences N. SARKOZY a maintenu le cap au risque d’accentuer - au-delà du raisonnable - la dégradation de la situation économique, financière et sociale de notre Pays.
- la croissance est en berne + 0,6% du PIB en 2011
- les déficits publics explosent 7,9% du PIB en 2010
- la dette publique s’envole 87% du PIB fin 2011
Plus de 500 Mds € de dettes supplémentaires en 5 ans !
- le chômage s’aggrave et risque d’atteindre 10% de la population active (En réalité plus de cinq millions de personnes émargent à Pôle Emploi).
- le déficit de la balance commerciale est abyssal 75 Mds € en 2011.
Les Marchés financiers à travers les agences de notation se font de plus en plus pressantes en soumettant le couple Franco- Allemand à rude épreuve.

- la chancelière allemande se montre intraitable. Elle impose la rigueur budgétaire comme remède à la crise et oppose un « Nein » catégorique au recours aux « euros bonds ».
- N.SARKOZY plus soucieux de sauvegarder l’unité de l’Europe et de l’ « Euro » entend venir en aide aux Pays exposés grâce à l’intervention de la Banque européenne.
Cependant - à la merci de la perte de la note A A A de la France – il est acculé aux concessions maximales.
Il ne parle que de « convergence » avec le modèle allemand et de « règle d’or ».
Mais sa conversion est bien tardive et sans doute dictée par la peur de dégradation de la note de la France qui semble le tétaniser.
Au regard de son Bilan présidentiel N. SARKOZY est-il réellement le plus crédible pour conduire cette nouvelle politique ?

















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